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2015 Danube Italie Venise

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2015 Danube Italie Venise

Le bateau qui devait arriver à 7 heures du matin local a eu près de 5 heures de retard. Nous étions à quai à 11 h 45. Sortis du bateau vers 12 h 05, la douane a joué à pile ou face les véhicules fouillés. Nous avons eu droit à un aller, passez. Devant nous le véhicule a eu moins de chance en ayant une fouille royale. Interieur de la voiture, coffre, sous les sièges arrières, sous la voiture. ce devait être Al Capone! Enfin dehors. Direction centre ville pour aller au parking du Tronchetto…. Mais d’abord faire le plein d’eau… La seconde station service sera la bonne….Enfin presque car le gérant non contacté arrive et me dit que ça coûte cher en Italien dans le texte que je hume plus que je ne le traduis…. Je lui réponds dans ma langue de geste et lui fais comprendre qu’il sera dédommagé pour les frais que j’aurais pu occasionner….Il me sourit tristement car il est peu enthousiaste et s’en va la tête basse en me laissant continuer le remplissage du réservoir..

Je demande à Soise de préparer 2 € pour les lui donner quand le plein sera terminé. Mais Soise a vu la femme du « Boulanger  » se pointer et qui à peine sur les lieux me demande telle pomponnette…  » Qui va payer..?? Ce n’est pas normal »!!! … Et moi de lui répondre sur le même ton… Je suis sur l’aire de service à l’emplacement de distribution gratuite d’eau et d’air affichée par ce petit panneau que je lui montre du doigt et j’ajoute que je ne vois pas en quoi cela n’est pas normal.

Elle se braque encore plus et vocifère.  » ça suffit, arrêtez d’utiliser le tuyau d’eau » . Et elle se met à appeler son « Marco  » à son secours pour qu’il stoppe le remplissage dont elle ne veut pas entendre parler.

Soise descend du camion et lui met les deux Euros dans la main pour lui faire comprendre que nous ne volons personne et qu’elle est payée pour ce que nous pourrions avoir gratuitement normalement dans chaque station service possédant un distributeur Air-Eau .

Elle ne se calme pas et son «  »Marco «  » arrive en me disant que l’usage du point gratuit veut que l’on demande la permission au pompiste. Je vois qu’il est plus compréhensif et qu’il cherche un terrain d’entente.

Je lui montre que je suis d’accord et je lui dis assez fort pour que sa tendre et douce entende, que je suis désolé de ne pas avoir procédé de la sorte et que je lui présente mes excuses il acquiesce et accepte mes « scuzi » Il repart à la gestion des véhicules qui arrivent et réclament des services alors que la reine mère n’en démord pas et continue de vociférer dans sa barbe…qu’elle a fournie…que nous exagérons et qu’elle n’aurait pas accepté ça si… et que si… et que ça… et encore beaucoup de belles choses que mon incorrigible pudeur m’empêche de transcrire ici.

Notre plein d’eau est fait avec un quart de pastille de javel pour aider les bactéries à rester sages. Nous allons directement au parking du Tronchetto, le parking des bus, des voitures et des ccars à droite après le pont. Juste en arrivant sur l’île de Venise. Le parking du Tronchetto qui permet de séjourner avec eau et électricité mais sans pouvoir vider ni les eaux grises, ni les eaux noires. Donc limité dans le temps. Mais à 30 € les 24 heures. Et le compteur démarre avec un ticket pris à l’entrée du parking. Il n’y a pas grand monde qui s’y attarde. Trois jours est la durée moyenne des séjours pour les camping caristes en mal de Venise, comme nous.

Nous sommes rentrés à 12 h 31 dans le parking.

Nous nous installons très vite et branchons l’électricité. Nous partons à pied avec un petit sac à dos vide pour rapporter les cadeaux des petits enfants et nous courons traverser Venise jusqu’à la place Saint Marc où nous voulons manger au restaurant Quadri où nous allons quelques fois.

Le repas a bien changé et les menus sont aujourd’hui comme dans beaucoup de restaurants. Des menus de cuisine nouvelle. Bon mais plus grand chose dans l’assiette. Heureusement ils ont oublié de nous facturer les tranches de jambon cru maison qu’ils font d’ordinaire payer à prix d’or…. 110 € la bagatelle….mais elle était de qualité, avait bon goût et le cadre est sympa. Et nous y avons goûté une marmelade que nous ne connaissions pas. En dessert nous avions choisis un assortiment de fromages locaux. En nous servant, le serveur a mis un peu de confiture de prunes et une cuillère de compote de poivres pour accompagner la dégustation des fromages. Nous avons aimé la compote de Poivres noirs de Sarawak 20% et de faux poivre du Pérou 20 % également fabriqué à partir d’un sirop de sucre et de glucose. Environ 25% de sucre et 20 de glucose pour 15% d’eau. Cette compote qui ne serait produite que pour ce restaurant qui fait partie de la chaîne Le Calandre en Italie… Il n’y aurait que trois restaurants dans cette chaîne.

Le cadre vieillot et de caractère qui nous avait charmés commence à bien souffrir des affres du temps… Les moulures des plafonds s’effacent sous les coups de pinceau. La chaux nécessaire à leur propreté gomme petit à petit leurs discrets dessins en relief.

La renommée de cet établissement entraîne encore pas mal de touristes dans ses murs. Mais le cadre extérieur vaut aussi par ce qu’on y découvre dedans. Et là le bat va blesser si le décor des lieux n’est pas remis à hauteur du cadre, et si la cuisine si typique et si agréable, qui nous avait fait aimer ce lieu, n’est plus qu’une copie de plus de ce que la plupart des restaurants au cadre un peu particulier proposent.

Nous allons ensuite au gré de nos jambes circuler dans le tout Venise en passant par ce pont, flânant dans ses ruelles, fouillant ses magasins, prenant un café dans un bistro au bord d’un des canaux…etc… La vraie vie de ceux qui l’ont toute entière devant euxj bien qu’il n’en reste plus autant. Nous nous régalons de sillonner à pied cet espace si particulier. Nous ne nous y perdons plus même si nous aimons aller à droite quand il faut aller à gauche et inversement aller à gauche quand il faut aller à droite…. Tous les chemins mènent à la Place Saint Marc et tous, tout aussi sournoisement mènent à la Place Roma. Quand il fait jour il n’y a pas trop d’inquiétude pour s’orienter pour qui y est venu quelques fois. La nuit il est assez facile de faire pas mal de km pour trouver l’issue recherchée.

Les panneaux indicateurs sont assez bien faits et il faut être patient pour les trouver. Il n’y en a pas à chaque coin de rue et tant qu’il n’y en a pas c’est que c’est tout droit . A moins que ce ne soit à droite ou à gauche. Le flux des touristes et des usagers locaux, plus pressées que les touristes, indique souvent la bonne direction…et parfois non…

Nous trouvons quelques petites choses pour chacun des petits enfants et aussi quelques babioles pour le coin cuisine du ccar.

Notre balade se termine au camion où nous sommes contents de retrouver notre calme et notre confort depuis deux jours perdus.

La chambre du bateau, par trop exiguë n’était en rien un plaisir et moi qui d’ordinaire ne trouve rien à redire sur le confort des chambres, je n’ai pas été bien heureux pendant ces 37 heures. Pas de possibilité de s’assoir ailleurs que sur le lit et pas de coin non plus pour lire ou classer les photos avec l’ordinateur, ou écrire nos pérégrinations sur l’IPad. Un calvaire de non plaisir.

Pour les installations du bateau, il n’y a pas grand chose à dire. C’est comme dans la plupart des cas, devenu un outil de transport. Il n’y a pas de coin calme et de salle qui domine la mer et d’où nous pouvons pendant le repas, les moments de détente, savourer l’endroit et l’envers du décor. Finis ces moments de pur luxe où rien ne peut nous empêcher de jouir du spectacle de la mer infinie qui s’étend devant le bateau…Aujourd’hui tout est compté. À peine fini le repas pris en libre service les serveurs vous pressent de déguerpir pour que la table puisse être occupée par d’autres consommateurs. Nous sommes des consommateurs de temps compté. Avant l’heure ce n’est pas l’heure, après ce ne l’est plus… Finies les grandes discutions de comptoir entamées pendant les traversées avec des inconnus vite oubliés à la descente du bateau. Finies les journées trop courtes des grandes traversées qui nous empêchaient de profiter de tout, de vouloir toujours plus. Aujourd’hui les journées sont longues à traîner dans les couloirs et dans la chambre à somnoler ou à dormir comme un sonneur.

Soise nous prépare ce soir, pour nous requinquer, le ragoût façon Tajine avec du bœuf et du poulet, carottes, aubergines, poivrons, courgettes, tomates, échalotes, gingembre, thym et épices mélangées, une cuillère à soupe d’huile d’olive et un verre à liqueur d’eau… Pour le prochain repas des pommes de terre seront ajoutées pour ajouter des légumes passablement consommés au repas précédent.

En rentrant de la balade dans Venise j’ai déjà eu droit à une glace au chocolat et vanille avec des brisures de noisettes que notre congélateur a bien voulu conserver pour moi…..

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