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2019 Sardaigne en voilier 2 D’Alghero à Bosa et Caloforte

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2019 Sardaigne en voilier 2 D’Alghero à Bosa et Caloforte

Départ d’Alghero

Départ Alghero 901 milles.

Lorsque nous avons payé 6 jours 810€ avec 10% de remise, Michela a appelé Bosa pour nous réserver une place à la Marina Nautica Pinna.

Nous quittons le ponton à 8h15, le temps que les marinero nous aident à nous défaire de tout ce qui nous tenait au ponton, surtout les pendilles qui étaient tendues et serrées à mort.

Nous allons faire le plein 190 litres pour 323€ et quittons le port vers 9h.

Tranquille. La passe est très longue, on installe les voiles malgré le vent NW faible qui souffle à 8-10 noeuds une fois la protection du cap passée.

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Nous mettons le moteur à 2000 tours et nous bordons les voiles qui nous aident bien et nous filons ainsi 7-8 noeuds pendant près de 2 h avec une mer aux risées rares mais aux séries de vagues de NW de 1,5m de hauteur qui viennent d’on ne sait où. Le vent vers 11h se calme la houle épisodique de 2 ou 3 vagues continue en forcissant. Nous roulons le génois et gardons la grand-voile bien plaquée pendant 1 h avec le soutien du moteur. Vers midi, nous retrouvons du vent pour un très court instant où nous remettons grand-voile et génois bon plein jusqu’au virement du cap qui nous mène à Bosa.

Vers 1h, le vent est nul, la houle toujours par trains d’ondes, nous marchons au moteur que nous réduisons pour casser un peu la croûte. 

13h30 nous passons la jetée empirique qui se veut protéger le dernier petit port. Cette jetée peut servir d’abri pour un mouillage protégé sauf du vent Sud  

Les autres petits ports semblent avoir été dévastés ou par la mer ou par le limon qui descend du delta du fleuve qui sert de marina.

 Bosa

Arrivée à Bosa a 922,5 milles parcourus.

Quelques pontons assez entretenus ont l’électricité en bon état. La ville est loin, et la capitainerie dans les locaux du chantier Nautica Pinna. C’est la magasinière qui fait office de capitaine du port. 2 ouvriers se partagent la journée pour accueillir les bateaux au ponton et leur tendre la pendille.

Nous allons faire des courses au petit simply market à 1km environ, la vieille ville est encore à 1km.

Les 2 aînés de nos petits-enfants nous appellent pour nous raconter leurs vacances à la Réunion dont ils semblent enchantés, même si c’était court, et nous font sous entendre que Julien aurait quelque chose de spécial à nous dire, mais qu’il est en train de l’écrire patiemment. 

Nous rentrons de nos courses, passons à la capitainerie payer la nuit 69€, et nous nous préparons pour demain car nous devons partir de bonne heure. Les petits nous bippent, nous les rappelons et nous avons Julien au bout du fil. Nous le plaisantons sur sa prose en lui demandant de nous la lire. Il répond du tac au tac « je n’ai pas besoin de la lire car je possède un don naturel qui s’appelle l’improvisation ». Et comme nous le pressentions, car nous possédons un don d’intuition très performant, il nous parle des cadeaux de Noël. Normal pour ces enfants de penser en juillet aux cadeaux de Noël qu’une partie des grands-parents peuvent leur faire.

Nous allons au lit car debout à 5h.

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De Bosa à Caloforte

Mercredi 31 juillet 

Nous quittons le ponton de Bosa vers 6h30, avec le regret de n’avoir pas visité le château, mais la météo nous offre une fenêtre jusqu’à 17h et annonce un grand vent ensuite.

Nous descendons l’estuaire du fleuve et arrivons à la sortie de la jetée qui protège le fleuve pour retrouver la houle encore plus forte. Mais le vent de NW souffle plus fort 10 à 14 noeuds ce qui nous permet de filer jusqu’à 11h à 7 à 8 noeuds. Ensuite le vent se met plus sud pile sur notre route passant de temps en temps SE ou SW. La houle forte de 2,5m courte suivant un vent de 20 nœuds qui a soufflé très peu longtemps, nous brasse dans tous les sens.

Nous continuons au moteur seul les 2 dernières heures en suivant à 1/2 mille un ketch qui nous a passés loin sur la gauche il y a 6 ou 7 heures. Nous préférons le suivre, il s’agit de Bel Ami sur son AIS immatriculé en Sardaigne. Il semble se diriger vers la passe où nous allons et à la vue des cartes marines il y a un peu de slalom à faire entre tous les points marqués sur la carte.

Le voilier emprunte la route que nous avions prévue pour éviter le maximum de hauts fonds et de balises. En atteignant la balise signalant les hauts fond S au large de l’entrée du port, nous bifurquons à droite et filons droit entre les feux de l’entrée du port. Un cata arrivé juste devant nous est dirigé par les marins de la marina Sifredi vers le quai d’honneur.

 2 zodiacs viennent vers nous, l’un pour nous emmener à droite, l’autre pour nous emmener à gauche. C’est celui qui veut aller à droite qui l’emporte et nous nous retrouvons entre un allemand et un espagnol peu enclins à nous aider, seulement décidés à protéger leur bateau, ensuite chacun son fardeau, débrouillez vous. Le joystick marche bien mais le propulseur d’étrave ne fonctionne pas. A vérifier demain.

Arrivée 994,7 milles, tous deux rouge pivoine de coups de soleil. 

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Caloforte

Le ponton n’est pas en bon état il est soumis à la houle de la mer et des ferries qui entrent et sortent. Il y a 2 prises d’eau pour 8 bateaux, heureusement que nous avions notre dédoubleur, et il y a 2 prises électriques 64A que nous partageons à 8. L’installation est digne de certains campings américains où l’eau côtoie l’électricité sans difficulté. 

Un dédoubleur d’eau à 4 voies, dont une seul marche, gicle en permanence sur les prises.

Pour installer notre dédoubleur d’eau, nous demandons au voisin allemand la permission de le faire. Serge lui demande s’il a des outils pour installer ce dédoubleur, et il repond qu’il n’a rien mais qu’on peut le faire. Serge lui demande « même pas une paire de pinces? » Il répond toujours non. Serge lui réplique alors sans sans gêne et calmement  » you are just a bad boy » l’Allemand sourit…

Nous installons l’électricité sur un dédoubleur que Serge demande à la capitainerie.

Tout marche pour ce soir. On se repose un moment dans le cockpit boire un coup bien frais avant la douche. L’allemand sur un bateau espagnol qui fait face à l’autre bad boy sur un oceanis 40, trouve que ce n’est pas normal que des étrangers osent utiliser l’eau avec un dédoubleur. Il insiste beaucoup auprès du marinero pour ordonner la suppression de notre dédoubleur. Peine perdue, même s’il s’est amusé ensuite à couper l’eau quand Françoise était sous la douche.

Néanmoins, il nous demande d’utiliser le dédoubleur pour remplir son réservoir et laver son bateau. Bons princes, nous acceptons.

Douche, repas, au lit à 21h30 pour récupérer de cette longue journée. 

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Jeudi 1er août 

De 77 €, la place passe à 100€ pour le mois d’août.

Nous paierons 77€ la nuit. 

Au lever tout va bien, mais quand Serge met le chauffe-eau en marche, l’alimentation du bateau saute. 

Nous fouillons, il n’est pas possible de faire le petit déjeuner et nous n’avons pas testé le propulseur, est-ce consécutif ? Françoise plonge dans les coffres pour contrôler le Mass Combi Plus qui est ok et vérifier si les isolateurs galvaniques Mastervolt n’auraient pas sauté. Tout RAS. Nous décidons de changer le cable électrique. Et tout redémarre. Un malotru a dû jouer avec notre câble, comme cela nous était déjà arrivé dans un camping au Maroc, c’était déjà un allemand….

Cet après-midi nous allons tester le propulseur en respectant l’ordre de mise en marche de tous les appareils avant mise en service du dock and go.

Repas, et nous testons le propulseur, tout va bien, il se met en marche aussitôt.

Nous allons alors visiter la ville, que nous trouvons charmante, calme, avec beaucoup d’escaliers. Les personnes que nous croisons nous saluent toujours avec un bon sourire et sont ravies de nous renseigner lorsque nous leur demandons.

Nous finissons la journée dans un petit restau près de la Marina et rentrons au bateau.

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Vendredi 2 août, nous allons payer une nuit supplémentaire 77€, et allons à la recherche de la poste. Nous allons trop loin, et faisons demi-tour, en longeant le canal des salines.

A la poste, nous arrivons vers 10h50, 22 personnes sont devant nous, mais nous trouvons à nous asseoir, et c’est climatisé, ce qui est inestimable par ces températures.

L’heure que nous y passons est assez pittoresque. Dans un coin, des pêcheurs discutent à forte voix. Dans un autre coin, plusieurs femmes palabrent en tentant de couvrir les voix des pêcheurs.

A notre droite, d’autres femmes papotent bruyamment elles aussi.

Accoudés à une petite table d’écriture, debouts, 2 commerçants âgés se moquent un peu des uns et des autres. C’est un peu comme au centre du village quand les discussions vont bon train.

Les 3 employées pas assez nombreuses malgré les 6 guichets prévus, pour seulement 3 en service, ne semblent pas gênées par le bruit ambiant et vaquent tranquillement à leur calme activité. celle du guichet 1 reçoit 60% des clients, celle du 2ème 35% et la dernière 5%.

La seconde passe plus de temps à raconter sa vie à ses clients qu’à travailler. La 3ème fait partie de la famille Shaddock car elle brasse en permanence sans accueillir les clients.

Arrive une femme voilée vers 11h30, qui brandit un ticket passé il y a 1/4 d’heure. Elle dit avoir pris le ticket avant d’aller au marché et exige d’être reçue. L’employée lui dit que si les gens sont d’accord, ça ira. Elle brandit alors son ticket et couvrant toutes les voix de sa voix puissante, demande. Ce fut un tollé général. Elle prend alors un autre ticket et repart.

On finit par passer à midi et quart au guichet 1 et la dame souriante et très gentille nous demande si nous avons un garant dans le village au cas où le courrier ne soit pas retiré par son destinataire. Nous lui disons que nous sommes en bateau et que si le courrier n’est pas retiré, il ira à notre domicile.

Et nous partons, en faisant comme les autres. Nous lançons un Ciao puissant et les personnes nous répondent en choeur par un Ciao tonitruant.

Depuis, on a eu l’explication… Les anciens venaient en ce début de mois chercher leur retraite, et donc se connaissaient tous. Leur air étonné avant de nous répondre Ciao en riant est un exemple de leur humour, humour italien que nous aimons tant.

Retour vers le port, achat de bouteilles d’eau et de quelques légumes et fruits, et retour au bateau.

Nous récupérons de justesse un pare-battage détaché et crevé qui protège notre bateau du côté de notre adorable voisin allemand…

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Demain nous prenons la mer vers Teulada